mai
30
2006
3

Coup de fil au C-drik

Le vétéran rappeur québécois prépare la sortie de son septième album. Septième… Bien sûr, il faut compter Avertis tes chums des Complys, les projets variés (compilation, EP), mais quand même. C-Drik a vu neiger comme on dit. Le Plume Latraverse du hip hop local s’occupe de ses affaires et travaille à son rythme. Il a même pris une année sabatique en 2005. Je suis resté chez nous à écrire des chansons, qu’il dit. Il travaille toujours avec Mèche, aussi avec Horg.

À trente ans passé, on écoute les rumeurs sans leur prêter grande importance. C-Drik sait très bien que quelques amateurs se paient sa tête sur certains forums. Pour ces derniers, pas de mots tendres. Des “petites putes”, “des chialeux que j’ai sans doute congédié”, commente-t-il simplement. C-Drik n’est nullement intéressé à jouer la carte du beef. Pas plus qu’il ne va jeter la pierre au rap accoustique. “Si ça leur tente de jouer de la guitare, j’ai pas de problème avec ça.” C-Drik garde l’oreille collée à la rue. Il a bien aimé Manu, tout comme le dernier Yvon Krevé (on est du même avis). Il n’est pas du genre à s’emballer non plus. Il ne voit aucune raison de penser que 2006 pourrait être une année exceptionnelle pour le rap au Québec. C-Drik conserve son enthousiasme pour ses propres projets: son album, son site (www.cdrikstreet.net) et ses mixtapes. Pour Ma téléréalité part 1 (sortie le 6 juin), il prétend être revenu à son style de l’époque Six tracks de trop. Il prédit qu’il va en vendre 50 000. Je rigole mais j’achète.

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Written by Baye Sikime in: 33 |
mai
27
2006
1

Hier soir des godasses ont sauvé ma vie avec leurs lacets…

Victime de la mode et sneaker freaks connaissez sans doute déjà WRG? l’abréviation de “What’s Really Good? Magazine”.
Cette publication en ligne basée à Montréal couvre tout ce qui à trait à la scène urbaine, street, underground, indy ou peu importe comment vous voulez l’appeler. Doublement branchés, ses éditeurs prouvent entre autre qu’il est désormais admis de considérer les souliers au delà du spectre pédestre et d’en discuter comme un sujet de conversation en soi, voire même, un “style de vie”… Peu importe…
Pour leur édition du mois de mai, ils nous proposent tout de même quelque chose d’intéressant. Sous le titre entraînant de “An interview a day 4 May” parmis les 27 interviews réalisés en cette date, on retrouve entre autre des entretients avec A-Trak, Scot Shandalove de Strand MFG et Angelo Destounis du Off The Hook pour ne nommer que ceux là. C’est en anglais, mais check it out pareil!

Parlant de godasse, ça c’est ce que j’appelle “le next level”…

www.whatsreallygoodmagazine.com

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Written by g33kster in: 33 |
mai
26
2006
2

Souvenirs du sous-terrain

Évidemment, ça le fait rire SP. On entend rarement ce que les gens disent de nous en notre absence. Mais quand on porte à notre attention les ragots circulant à notre sujet, le premier sentiment est généralement l’incrédulité. Alors dès que je demande à SP si c’est vrai qu’il a tiré un trait définitif sur son passé, il hoche lentement la tête en souriant. De l’autre côté de la table, ses complices du Treizième étage Cast et Cobna l’observent sans rien dire. S’il y a un peu de vrai dans la rumeur, seul ce silence peut en témoigner.

Comme la plupart des gens timides, SP n’est pas très bavard en entrevue. Il peut parfois s’emporter, défendre avec vigueur une idée ou illustrer une situation particulière en donnant un exemple détaillé, mais l’essentiel de son discours est déjà là, couché sur le papier du livret du CD, prononcé en cadence sur la musique. Sa difficulté à s’exprimer en privé tranche avec son charisme. Mais il serait insensé de prendre ses bafouillements, ses phrases inachevées ou ses exclamations soudaines pour autant de manifestations de confusion. SP est un homme de l’écrit qui n’est pas beaucoup plus à l’aise en entrevue que dans un cercle de freestyle. L’improvisation n’est pas sa force. Mais chacun devrait savoir qu’avec un stylo, du papier et du temps, il est redoutable.

Drôle de sentiment que me laisse l’écoute de L’asphalte dans mon district. D’un côté, j’apprécie l’ambiance hardcore, presque rétro, de l’album. Dès l’intro, animée par DJ Horg (what’s up Horg), on reconnaît la signature de vétérans. Cobna et Cast n’ont pas le statut de SP, mais ils roulent leur bosse dans le milieu depuis avant l’an 2000. D’un autre côté, les tentatives de crossover (fort louables au demeurant) me laissent plutôt indifférent. Je suis d’accord avec Cobna qui prétend que les artistes doivent trouver leur propre répertoire stimulant, voire amusant. Mais je ne suis pas convaincu qu’un party track d’inspiration amércaine sera l’argument décisif qui convaincra les radio-diffuseurs de donner sa chance au hip hop local.

Enfin, la nouvelle version du Treizième étage, qui est à la fois un groupe de musique et un label, a l’air bien partie. Exit les Architekts, Ol1ku et les Black Sunz (le tout à l’amiable). Fuck Sizzle, l’étiquette précédente de SP (dixit les gars en choeur). Bonjour la France (un premier titre du groupe doit paraître sur une compilation cet été). Surtout, pas question de jouer la carte du beef comme tant d’autres. Et moi qui n’ai pas oublié l’époque où SP montait sur scène et se jetait sur le premier MC qui avait donné l’impression de lui manquer de respect, je n’ai pas profité de l’occasion de lui demander s’il s’en souvenait lui aussi.

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Written by Baye Sikime in: 33 |
mai
26
2006
3

Hardcore et sans pression

J’écoute la compilation France Hardcore, un album double consacré en moitié à l’actualité hip hop underground de l’hexagone, en moitié à l’histoire récente de ce courant représenté par la Mafia K’1 Fry, La Brigade, Oxmo Puccino, Fabe et 2 Bal 2 Neg. Première constatation: il n’y a pas que les chanteurs populaires québécois qui dérangent leurs homologues français. Les rappeurs d’ici trouvent aussi le moyen d’irriter certains artistes hip hop outre-mer. Quand ce n’est pas Tandem qui se moque de K-Maro, c’est L’Skadrille qui vise le Roi Heenok… Le premier est comparé à Tragédie (on les a déjà oublié ici ces deux-là), le second à un clown. Ce qui m’amène à poser la question suivante: quand est-ce qu’un rappeur québécois s’en est pris à un Français pour la dernière fois?

* * *

Deuxième constatation: si les Français ont maîtrisé un truc dans le rap, c’est bien le posse cut thématique. C’est-à-dire le morceau au concept bien défini que respectent les MC  réunis. Je pense à “11 minutes trente contre les lois racistes” au titre explicite, à “Volte-flow” où Disiz la Peste et Busta Flex s’échangent les rôles et plus particulièrement à “Crie mon nom (Remix)” qui trouve Ol Kainry, le vétéran Dany Dan, Nubi, Seyfu et Alibi Montana énumèrant leurs alias à n’en plus finir. Ce qui m’amène à poser la question suivante: à quand un posse-cut digne de ce nom au Québec ?

* * *

Parlant de posse-cut, l’un des plus célèbres ici reste “Franglais street slang”. Comatoze, 01 Étranjj, l’Xtrémiste, Ti-Kid et SP. C’était en 1999. Le siècle dernier, déjà. Le premier album de Sans Pression. Sans Pression que je rencontre demain et au sujet duquel circule une foule de rumeurs. Sans Pression qui lançait mardi très discrètement son quatrième album, L’asphalte dans mon district (“l’album qui va changer l’histoire du hip hop québécois” prophétisait le communiqué de presse), cette fois sous la bannière du Treizième Étage, le nouveau groupe qu’il forme avec Cobna et Cast. Sans Pression qui, dit-on, est résolument tourné vers l’avenir et qui ne souhaite plus évoquer son passé en entrevue. On verra bien. En général, les rumeurs, comme les communiqués de presse, s’avèrent de simples déformations de la réalité.

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Written by Baye Sikime in: 33 |
mai
21
2006
0

Merci à Newton

Pourquoi je n’y ai pas pensé en premier. C’est sûrement ce que vous vous direz en faisant la découverte du nouveau bidule trendy cheesy disponible via le marché des spammers ; le Gravitizer !

gravity  

 

 

 

Parfait pour mettre du piquant dans votre couple, ou encore vous motiver à faire de l’exercice afin de perdre ces quelques kilos en trop juste à temps pour la saison estivale…

Je songe sérieusement à en commander un pour faire un concours sur le site…est-ce qu’on appelerait cela du stunt marketing ?!?

PS : Bonne fête J0bl0 !!

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Written by Kosta33 in: 33 |
mai
19
2006
0

Fenêtre sur Murs

9th Wonder et Murs ne sont pas DJ Premier et Guru, mais les fans sincères de Gangstarr, nostalgiques de l’époque où le formidable duo régnait à sa manière sur le rap, gagneraient à leur prêter une oreille. Murray’s Revenge qui vient de sortir est leur deuxième album en tant que groupe. Murs 3:16, the 9th Edition, paru en 2004, m’avait agréablement surpris. (Il faut dire que c’est à ce jour le seul album du catalogue Def Jux que j’ai écouté plus d’une fois.)

9th Wonder est l’un des meilleurs producteurs. Sa participation au Black Album de Jay-Z (l’excellente “Threat”, c’est lui), en quelque sorte une consécration pour ce relatif inconnu, n’était pas le fruit du hasard. Pas un hasard non plus si on parle un peu de son groupe Little Brother. Pendant que Premier est occupé à réaliser l’album de Paris Hilton (le ridicule rapporte plus qu’il ne tue), cet autre DJ de formation est capable de chausser les bottes du texan et de garder le son boom bap bien vivant.

Ne serait-ce parce qu’il toujours rare de trouver un album de rap entier réalisé par un seul et même producteur et animé par un seul et même MC (on tolère bien sûr les quelques featurings de rigueur), Murray’s Revenge s’avère plus qu’une curiosité. Et le vétéran Murs au micro n’est pas mauvais, au contraire. Son flow est agréable, ses textes intelligents et livrés avec aisance. Mais si on se surprend à regretter la voix de Guru à l’écoute de “Barbershop” ou “L.A.”, c’est que la nostalgie reprend le dessus.

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Written by Baye Sikime in: 33 |
mai
18
2006
1

Spoiler warning

Le Journal de Montréal a frappé dans le mille avec sa une d’hier. Les quatre étoiles et demi accordées au Code da Vinci et la photo de Tom Hanks et d’Audrey Tautou en première page ont amusé bien des lecteurs (abonnés comme occasionnels). J’étais dans un café du Mile End, attablé avec Daniel Russo Garrido, alias Boogat, qui m’accordait une longue entrevue. Cela faisait bientôt deux heures que nous discutions quand deux de ses amis nous ont rejoint. L’un des deux (Tom Coupal des 2 Toms) remarque le Journal qui traîne sur la table d’à côté. Du coin de l’oeil, je le vois qui sourit et qui pointe le quotidien à son collègue. Je pose mes dernières questions et nous voilà tous prêts à partir. C’est alors que Tom Coupal attire l’attention de Boogat sur la fameuse une. Il lui fait remarquer que le Journal de Montréal est le seul quotidien de la métropole a faire l’éloge du blockbuster de Ron Howard. Poursuivant sa diatribe à l’extérieur du café, Coupal fait valoir que tandis qu’Odile Tremblay du Devoir s’est acharné à démontrer la nullité de ce que la plupart des médias du monde considèrent déjà un navet, la journaliste du Journal de Montréal, non contente de louer la complexité de l’intrigue, la qualité de la trame sonore et la finesse de la réalisation, s’est même permi de révéler que le personnage de Tautou était la descendante du Christ, soit le punch du roman de Dan Brown. Boogat, qui écoutait son complice le sourire aux lèvres jusque là, perd sa bonne humeur d’un coup sec, pousse un cri de désespoir et ouvre son sac sur le trottoir. Du sac, il sort le Code da Vinci. Il ouvre le livre à la place de son signet, à peu près dix pages avant la fin. On se retient de rire à gorge déployée mais Coupal retourne le fer dans la plaie: “Pour vrai, tu ne t’en doutais vraiment pas?” Et Boogat de sauver les apparences: “Ben, un peu…”

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Written by Baye Sikime in: 33 |
mai
16
2006
3

British Airways’ Way

Entre la Grande-Bretagne et les États-Unis, c’est à qui combat le plus sérieusement le terrorisme. De part et d’autre de l’Atlantique, on ne rit plus de la sécurité. Encore moins dans les aéroports où les forces de l’ordre sont à prendre avec des pincettes. (D’ailleurs, le Canada de Harper n’y va pas de main morte non plus sur le détecteur de métal, comme peut en témoigner notre secrétaire général de l’Organisation Internationale de la Francophonie, l’ex-président du Sénégal Abou Diouf, fouillé à son entrée au pays comme s’il tentait d’assister à un vulgaire concert hip hop.) Et les Britanniques, d’ordinaire si friands de fait cocasses et de drôleries en tous genres, sont prêts à tout pour prouver qu’on ne badine pas avec la criminalité aérienne, même à bannir de leur pays l’innénarrable Snoop Dogg.

C’était le 27 avril. Snoop Dogg cherchait simplement à se la couler douce dans le salon VIP de la compagnie British Airways à l’aéroport Heathrow. Mais sans doute le personnel en fonction n’avait-il jamais vu six hommes noirs en même temps car il choisit de refuser l’accès du lounge au rappeur vedette et aux membres de son entourage. Les Américains, insultés, se seraient mis en colère, jurant et cassant des bouteilles avec le résultat que sept agents de bord arboraient des égratignures et des echymoses le lendemain tandis que Snoop se voyait interdire ni plus ni moins l’accès au pays.

On peut trouver l’anecdote amusante ou touchante de naïveté mais il faut la rapprocher de faits plus troublants encore survenus le 15 mai dernier (avant-hier). Un mannequin suédois qui survolait l’Atlantique a forcé un atterissage d’urgence. Selon les médias, la belle Marzena Kamizela (on parle d’une top-modèle qui aurait fait la une du Cosmopolitan, tout de même) aurait “dansé sur son siège, fait virevolter une bouteille de vin dans les airs, refusé de regagner sa place, et aurait même mordu une hôtesse” avec le résultat que l’avion à bord duquel elle voyageait dû se poser d’urgence à Happy Valley au Labrador et qu’elle devra maintenant verser, en guise de dédomagement, la rondelette somme de 18 000$ à l’auguste compagnie British Airways, propriétaire de l’appareil.

Et voilà où les Anglais ne sont pas sérieux dans leur soucis de sécurité. Refuser l’accès à un club privé à un rappeur et à son entourage passe encore. On y verra les relents d’un conservatisme pincé qu’on ose croire propre au vieux continent. Mais refuser de servir à boire à une femme? Cela se passe de commentaire. Tant mieux pour les habitants de Happy Valley qui n’avaient peut-être jamais vu une aussi belle fille dans leur patelin. Et une fille sur le party, à part de ça!

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Written by Baye Sikime in: 33 |
mai
15
2006
0

Le masque de Ghislain

Vous êtes-vous déjà demandés ce que vous auriez l’air avec une barbe bien fournie ? Ou connaissez-vous quelqu’un avec une barbe et vous n’avez aucune idée ce qu’il cache derrière ? Une autre impertinence de ma part me direz-vous mais je suis tombé sur cette photo de notre buddy Ghislain Poirier (http://www.ghislainpoirier.com) . Je l’ai toujours connu avec une barbe, et voilà que je découvre ce qui se cache en dessous !

Ghis_barbe

Tout cela me rappelle le dicton de mon boy Guillaume : Où y’a pas de poils y’a pas de plaisir…

Ne manquez pas Ghislain live lors de la première du film Passion Pop de Billabong ou encore lors du retour de Dj A-TRAK,

 

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Written by Kosta33 in: 33 |
mai
14
2006
1

Le revenant

Non ce n’est pas une parodie du Survenant. Mais en sortant du show de ColdCut ce soir, je suis tombé sur Cédric Morgan. Il semblerait qu’il soit de retour à Montréal depuis déjà 2 mois et qu’il ait une job ici dans un autre domaine loin du Hip-Hop. En fait il ne voulait pas trop en parler alors je n’ai pas pu en savoir plus. Anyways, pour ceux qui le connaissent…je n’ai jamais été proche de lui mais il représente beaucoup (je crois) de choses pour la scène Hip-Hop. Ceux qui veulent en savoir plus pourront louer Chroniques Urbaines de Yannick Létourneau…

 Je me demandais ce que Google donnerait sur lui…

http://www.branchez-vous.com/canal/musique/influence/sp.html

et pas grand chose d’autre…faut croire que Montréal l’a oublié…
 

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Written by Kosta33 in: 33 |

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