
C’est confirmé, votre plombier préféré se tape chaque semaine les épisodes de Black Taboo. Comme certains d’entre vous ont déjà eu l’occasion de le constater, c’est avec un éloquent français joual que Mario revient sur nos consoles. Avec des phrases telles que “Aye, même prisonnière, a reste ben fine la princesse hein?”, Nintendo nous offre un nouveau type de traduction aussi élégante et subtile qu’un coup de matraque au visage. Ayant déjà déclenché la furie de l’Union des Artistes et de mam’zelle Lysiane Gagnon de La Presse (qui crie à l’impérialisme américain, il semble qu’on aille oublié de lui mentionner que Nintendo est une compagnie Japonaise) cette nouvelle façon de faire est décriée comme étant l’oeuvre du ‘yable.
Plutôt que de suivre l’exemple des journalistes devenus spécialistes dans l’art du chialage, j’ai décidé d’envoyer mes recommandations à Nintendo ce matin. Tant qu’à y aller dans l’utilisation des régionalismes québécois, pourquoi ne pas tenter la micro-spécialisation du langage avec une version spécifique du jeu à Rosemont et une autre version pour Val d’or, mettons.
Pour ce qui est de Rosemont (mon hood), Nintendo aurait intérêt à faire alliance avec la clique de rappeurs du BBT. Avec en arrière plan une bande sonore mettant en vedette Buzzy Bwoy et Ruffneck, Mario pourrait utiliser des expressions aussi coquettes qu’à la mode telles que; “Front pas dans mon rue jeune koopa, manwg”, ou bien “Geah! On sauve la princesse homey, go go sors ton glock!”. Et pour ce qui est de Val d’or; “J’malbuzz trop avec les champignons, cela m’rend séquelle.”
Malheureusement, Nintendo n’a pas répondu à mon courriel, ni retourné mes appels. (Remerciements à Mc La Sauce pour l’expression de Val d’Or)